Témoignages


14/07/2018

"A propos de l'évolution de la situation en Belgique"


Claudette Pierret, lectrice attentive et particulièrement informée, nous signale une erreur dans notre analyse du rapport moral publiée dans notre
Lettre d'Information n°24, nous vous communiquons donc son information ci-après et vous adressons nos excuses pour cette erreur :

<< Je ne sais pas qui recevra ma réponse mais je veux vous répondre parce qu'il y a une chose fausse qui est dite dans votre compte-rendu.

Je reprends le passage qui pose problème :

Ce qui est écrit-là est faux parce que la Belgique  ne fonctionne plus "comme avant" loin s'en faut ! Les hôpitaux belges nous ont fermé leur porte et peu de médecins acceptent encore de recevoir des malades Français. Quand ils le font, c'est au compte-gouttes. Je suis bien placée pour vous le dire et c'est ce que dit le Dr de Locht lors de chaque réunion qu'il fait en France. C'est de plus en plus compliqué, pour des Français, de se faire aider dans ce pays même si L'ADMD Belgique aident des malades à trouver les médecins.

En Suisse, pour l'instant, ça fonctionne encore mais des voix s'élèvent pour faire payer aux malades Français les coûts de déplacement de la police après chaque suicide assisté. >>

 

Dans un nouveau message, Claudette ajoute les précisions suivantes :

 

<< Merci pour ces rectifications parce que c'est important de savoir que l'aide en Belgique s'amenuise au fil des jours.

Il y a quelques jours, j'ai reçu 8 demandes d'aide dans la même journée (dont 3 envoyées par le Dr de Locht) qui n'ont pu être aidés en Belgique et que j'ai dirigées vers la Suisse ; les autres demandes sont arrivées directement chez moi (par mail, par tél, et même par la poste !) dont une par l'intermédiaire de Marie Godard.

La situation ne sera plus tenable ainsi très longtemps. Je ne fais plus que ça du matin au soir. Il serait grand temps qu'on ait cette loi en France sinon, il ne restera plus que la commande par internet avec tous les risques que cela comporte pour le malade lui-même et pour ceux qui tomberont sur le produit "par hasard" s'il a été mal planqué par celui ou celle qui voudra le conserver "pour le cas où" ! >>



14 avril 2018

"La sédation profonde et continue : réelle avancée ou jeu de dupe ?"


Ce témoignage a été publié sur le site du 'Journal International de Médecine' mais le lien d'origine ne fonctionne plus et l'accès est désormais réservé aux professionnels abonnés.

Cependant, Annie Babu, auteure de ce témoignage, fait partie des membres fondateurs de l'association "LE CHOIX - Citoyens pour une mort choisie", dont le site héberge ce texte :

https://www.mortchoisie.org/revue-de-presse/

 

Nous préparons un numéro de notre Lettre d'Information sur cette pratique contestable pourtant choisie pour répondre aux demandes d'aide à mourir formulées en France.



13 avril 2018

"A jeter ou à diffuser"

 

Nous avons reçu ce message de Jean-Marie et nous publions donc son témoignage, que vous pouvez retrouver, ainsi que d'autres en suivant ce lien : https://www.mortchoisie.org/vos-commentaires/

 

Chers amis,
  Dans le cadre des Assises de Bioéthique actuellement en cours, la fin de vie sera (une fois de plus) à l’ordre du jour. Je vous adresse ci joint ma contribution au débat.
  Si vous partagez mon opinion,soutenez moi et:
     1°)  Diffusez cette lettre le plus largement possible
     2°) Apportez votre signature à :     https://www.mortchoisie.org/ 


Sur ce site on peut, en signant les Deux pétitions en cours, augmenter la représentativité de l'association lors de l'audition  aux Assises.

            

   Si vous êtes d'une autre opinion, mettez tout ça dans la corbeille.
   En vous remerciant pour l'accueil que vous réserverez à cette missive, très cordialement.

LETTRE  OUVERTE

 

            J'ai 77 ans et depuis 1 an je sais que je suis atteint d'un cancer du poumon droit avec métastases. Le traitement médical a entraîné une rémission. Je savoure ce temps de vie où j'ai encore toute mes capacités intellectuelles et où j'ai conservé mon autonomie physique.

L'évolution est cependant écrite : je vais échapper au traitement pour  m'acheminer vers la mort, selon des modalités variables.

L'hypothèse favorable est celle du décès brutal par AVC ou problème cardiaque p.ex. Il est beaucoup plus vraisemblable que je présenterai des complications multiples, successives, par reviviscence  des métastases, par surinfection pulmonaire, par altération de l'état général etc... le tout contribuant à me clouer au lit et à devenir de plus en plus dépendant.

Malgré la qualité tant technique qu'humaine des soins dont je bénéficierai, je me transformerai en «cadavre» vivant jusqu'à  la sédation ultime. Je n'insiste pas sur le coût économique pour la société ni sur le coût affectif pour l'entourage.

 

            Habitant à 20 km de BÂLE où la «mort choisie» est possible (et légale), la tentation peut exister. Cependant il me paraît inconcevable qu'ayant vécu dans notre République dont l'ensemble des structures vise à protéger le citoyen, en particulier sa liberté et donc son libre choix, ce dernier choix me soit refusé. Sans entrer dans les discussions techniques, il me semble qu'après avis d'une commission jugeant de la recevabilité de ma demande, je devrais pouvoir librement acheter le produit ad hoc.

Et, au lieu de me jeter sous le TGV, de me pendre dans ma cave ou de me noyer dans l'étang, je pourrai tranquillement partir après avoir pris congé des miens.

 

Qui, et au nom de quoi, peut me refuser le droit de disposer de moi-même ?

 

                                                                                   06/04/2018     Jean-Marie HUSSER



19 mars 2018

"Mourir dans la dignité"

 

par Nicolas Cadène, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, juriste et ancien militant au Samu social, à la Croix rouge, à la Ligue des droits de l’Homme, etc. Il est l’auteur aux éditions First de La laïcité pour les Nuls, en 50 notions clés.
A lire en cliquant sur le lien suivant : https://chronik.fr/dignit%C3%A9.html


12 mars 2018

Témoignage spontané d'un habitant après lecture d'un article de la presse régionale annonçant une de nos actions

[...]

J'ai 94 ans et j'arrive à une période où l'on pense à la fin de vie. Mon expériencee m'incite de plus en plus à trouver le moyen, le moment venu, de finir sa vie dans une douce tranquillité. Eviter à tout prix des accompagnements ou traitements plus ou moins douloureuxl, inutiles, coûteux pour la société et douloureux pour la famille proche.

Je pense que pouvoir se procurer, au moment venu, un produit à absorber vous emportant dans un calme agréable, laissant l'apparence d'une mort naturelle est une solution.

[...]

C. B.



7 mars 2018

Témoignage spontané d'une personne abonnée à notre Lettre d'Information qui exprime son désarroi face à la perte d'autonomie

[...]

Je trouve absurde de définir le critère du droit à terminer sa vie au délai de 6 mois de pronostic vital : J’ai vu un cousin, après un AVC, survivre 5 ans sans aucune autonomie, sans parler, sans manger seul, terminer comme une momie sur son fauteuil roulant. Il ne m’a pas reconnue, mais a gémi dans un souffle « madame, emmenez-moi de là ». Il a encore vécu 2 ans, s’est éteint à 96 ans. A qui a profité cette souffrance ?

 

Une de mes parentes , elle aussi paralysée après un AVC, se plaint depuis 6 ans qu’elle n’a pas eu la chance de mourir de son AVC, et espère chaque fois que nous la voyons que c’est la dernière ! Elle perd peu à peu ses repères et capacités cognitives, combien de temps devra-t-elle encore souffrir ? Elle a 95 ans…

Pour ma part, j’ai 73 ans, je suis en bonne santé actuellement, je refuse la perspective de finir ma vie dépendante, du lit au fauteuil roulant, avec des couches et nourrie de petits pots vitaminés. C’est aussi pour cela que je suis à l’ADMD. 

[...]

V. B.